Né le 14 avril 1912, sur la route des pélerins de Saint Jacques de Compostelle , avenue Raspail à Gentilly. Solides études à la communale. Quatre ans à l'intérieur
de l'Ecole Estienne avec une casquette portant l'inscription :
" Noli altum saver sed time" latin du chapelier de l'Avenue des Gobelins.
Sorti avec un diplôme de graveur et bien avancé avec. Chasseur de 2e classe au Ier B.C.P. Marié. Cinq ans à l'intérieur des usines Renault (5+4 d'Estienne = 9 ans
de réclusion). Renvoyé pour retards répétés. La guerre. Appelé au 81 B.C.P. , la débâcle. Deux fois père de famille, Annette, Francine. Quarante-quatre ans, des tas de photos. Cherche un
appartement, c'est la gloire enfin.
Signé :ROBERT DOISNEAU Revue L'oeil - Numero 17 - Mai 1956
Dans le Tochmarc Etaine ou Courtise d’Etain, récit irlandais du cycle mythologique, la déesse,
épouse du dieu Mider et symbole de la souveraineté, est transformée en une flaque d’eau par la première épouse du dieu, qui est jalouse. Mais de cette flaque naît, peu de temps après, un ver, qui
devient un magnifique papillon :
« .. Le son de sa voix et le bourdonnement de ses ailes était plus doux que les
cornemuses, que les harpes... Ses yeux brillaient comme des pierres précieuses dans l’obscurité. Son odeur et son parfum faisaient passer la soif et la faim à quiconque autour de qui elle venait.
Les gouttelettes qu’elle lançait de ses ailes guérissaient tout mal, toute maladie et toute peste chez celui autour de qui elle venait … »
Daniel Donin de Rosiere a sauvé une vieille machine de la rouille et des
ronces au milieu des années 90.
« Je l'avais repéré dans un champ, Il était à l'abandon, à moitié enterré et
sans roues. Le ferrailleur n'en avait pas voulu car il y avait trop de boulot pour le sortir du fossé. […] J'ai mis un an à le réparer avec l'aide d'un ami. J’y ai passé tous mes week-ends. Je
récupérais des pièces dans les fermes : capot, calandre, injecteur, bougies de chauffage…"
Le nez au vent, en 2006, pour le 20e Téléthon, Daniel aligne en « trois jours et trois nuits » un Troyes-Vierzon et un Vierzon-Troyes avec un "302 décidément fort gaillard à 50 berges
passées". 564 km au total le nez au vent et la pluie en pleine figure (le Vierzon n'a pas de cabine)…
« Sans perdre un boulon ». « Le soir, je me réveillais en sursaut en croyant que
j'étais encore sur le tracteur ! », en rigole-t-il encore.
Mais il ne s’est pas arrêté là …
Cette année, après Vierzon, il a voulu voir … Vesoul !
« Et Honfleur ? Anvers ? Hambourg ? », demandent déjà, hilares, ses copains.